Cybersécurité pour les collaborateurs

Les mots de passe et les comptes : la première serrure

Leçon 1 sur 4 · Texte · Exercice · environ 3 min de lecture

Tout commence par une réalité que chacun connaît et que presque personne ne corrige : le même mot de passe partout : le jour où un seul site se fait voler sa base (et cela arrive aux plus grands), ce mot de passe unique ouvre votre messagerie, votre compte mobile money, vos réseaux : les pirates testent automatiquement chaque mot de passe volé sur des centaines de services : la réutilisation n’est pas une paresse anodine : c’est un trousseau universel perdu d’avance. Trois règles ferment cette porte. Un mot de passe par compte, sans exception pour les comptes qui comptent : la messagerie d’abord (elle permet de réinitialiser tous les autres : qui tient votre messagerie tient votre vie numérique), l’argent ensuite (banque, mobile money), le travail enfin. Des mots de passe longs plutôt que compliqués : la phrase de passe : quatre mots sans lien assemblés (« manguier-cahier-lampe-fleuve ») bat le « P@ss123 » que les machines cassent en secondes : la longueur protège plus que les symboles : et rien de personnel : ni date de naissance, ni nom d’enfant, ni numéro de téléphone : tout cela se trouve sur vos réseaux en dix minutes. Et le gestionnaire de mots de passe pour tout retenir : le coffre chiffré, gratuit dans sa version de base, qui génère et retient des mots de passe uniques : on n’en retient plus qu’un seul : celui du coffre : le carnet papier, gardé chez soi et jamais au bureau, reste un plan B honnête : le fichier « motsdepasse.docx » sur le bureau de l’ordinateur, lui, est une catastrophe programmée.

La double serrure : l’authentification à deux facteurs

Reste l’outil le plus rentable de toute la sécurité numérique : la double authentification : le code supplémentaire (par application ou par message) exigé à chaque connexion nouvelle : avec elle, le voleur qui possède votre mot de passe reste dehors : il lui manque votre téléphone : dix minutes d’activation par compte, et l’essentiel des piratages de comptes devient impossible : elle s’active en priorité sur la messagerie, l’argent et les comptes de travail : et c’est le premier point de l’auto-audit final. Une mise en garde complète la leçon : le code de validation ne se partage jamais : avec personne : le « conseiller » qui appelle et demande le code reçu par message est un voleur, dans cent pour cent des cas : aucune banque, aucun opérateur ne demande jamais un code par téléphone : la phrase à retenir mot pour mot : « le code, c’est comme la clé de la maison : celui qui la demande veut entrer. »

Exercice écrit

Exercice de la leçon : activez la double authentification sur vos trois comptes prioritaires et changez le mot de passe de votre messagerie en phrase de passe unique : les captures d’activation (numéros masqués) alimentent l’auto-audit final.