Penser en tableaux : la base propre

Penser en tableaux : la base propre

Leçon 1 sur 3 · Texte · environ 1 min de lecture

Tout ce que le tableur sait faire de puissant : calculer, filtrer, synthétiser, dessiner des graphiques : repose sur une condition que personne n’enseigne et que presque tous les fichiers guinéens violent : la base propre. Le principe tient en une image : votre tableau de données est un registre : chaque ligne est un enregistrement (une vente, un client, une dépense, un agent), chaque colonne est une information (la date, le nom, le montant, la zone), et la première ligne porte les en-têtes : rien d’autre. De ce principe découlent les cinq règles de la base propre, à apprendre comme un code de la route : une seule information par cellule (jamais « Mamadou Bah : 350 000 : payé » dans une case : trois informations, trois colonnes) ; aucune cellule fusionnée dans une base (la fusion est un outil de présentation : dans une base, elle casse les tris, les filtres et les tableaux croisés) ; aucune ligne ni colonne vide au milieu (le tableur croit que la base s’arrête là) ; des données homogènes par colonne (les dates en dates, les montants en nombres : jamais « 350 000 GNF » tapé en texte : le module 3 y reviendra) ; et une base par usage : le tableau de saisie n’est pas le tableau de présentation : on saisit dans la base, on présente ailleurs : c’est toute l’architecture du classeur professionnel.